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Sam Davies et Isabelle Joschke : Les femmes au pouvoir ?

Défi Azimut
Défi Azimut

Lors de la Dhream Cup, la dernière course disputée en IMOCA, elles ont décroché les deux premières places, au nez et à la barbe de tous les hommes. Sam Davies et Isabelle Joschke comptent toutes les deux poursuivre sur cette bonne dynamique lors du Défi Azimut, mais en se fixant des objectifs divers. Interview croisée.

Sam, Isabelle, combien de fois avez-vous déjà participé au Défi Azimut et pourquoi revenez-vous cette année ?

Sam Davies : « C’est ma troisième participation au Défi sur Initiatives-Cœur, mais la première en solo car je suis venu avec Tanguy de Lamotte en 2015 et 2017. Il y a plein de bonnes raisons de revenir sur cet événement. Déjà, je connaissais l’équipe d’Azimut avant la création du Défi car nous avions travaillé ensemble sur mon site web. Quand Azimut a décidé de créer une course en IMOCA, j’étais à fond pour ce projet. Je reviens avec plaisir car l’événement est idéal avant la grande course de l’année. Il se déroule à Lorient, là où est basé mon bateau. Dans le calendrier, on est assez proche de la Route du Rhum pour utiliser le Défi comme échauffement, mais assez loin pour ne pas ressentir de grosse pression. Alors on profite ! »

Isabelle Joschke : « C’est ma deuxième participation. L’an dernier, j’étais en double avec Pierre Brasseur. Je reviens sur le Défi Azimut car c’est un événement bon enfant, qui valorise le port dans lequel je me prépare. J’ai pris beaucoup de plaisir l’an dernier. La course de 24 heures en solitaire sera un exercice très important avant le départ de la Route du Rhum. Une confrontation intense, avec énormément de manœuvres et de réglages, c’est toujours bon à prendre ! »

Vous avez terminé aux deux premières places de la Dhream Cup en juillet dernier. Quels objectifs vous fixez-vous pour le Défi Azimut ?

Sam : « Je veux rester dans une bonne dynamique. Le niveau va monter d’un cran sur le Défi Azimut avec plus de concurrents, plus de foilers. Ce sera donc plus compliqué de décrocher un podium. J’aimerais naviguer « propre » et faire les bons choix pour accrocher les autres foilers, et notamment les IMOCA de la génération 2016. C’est l’objectif que je me fixe en termes de performances. Je ne me mets pas de pression excessive et je garderai une part de prudence car il serait dommage de subir de la casse à quelques semaines de la Route du Rhum. »

Isabelle : « Je ne me fixe aucun objectif au niveau sportif. Le Défi Azimut sera seulement ma deuxième course en solitaire en IMOCA, après la Dhream Cup. Mes objectifs sont plus personnels. Je souhaite naviguer en cohérence avec mon projet et mon état d’esprit, être dans les bons timings et surtout ne pas faire de grosses erreurs. La navigation en solitaire sur un tel bateau est très physique, c’est un gros dossier pour moi. J’ai besoin d’être rassurée, de savoir quel rythme je peux me fixer pour effectuer les manœuvres proprement et en sécurité. Le Défi Azimut est une expérience plus que bienvenue qui me servira pour la suite. »  

Au-delà de l’aspect purement sportif, qu’attendez-vous du Défi Azimut ?

Isabelle : « De faire profiter nos sponsors de notre projet. Le tour de l’île de Groix en équipage est idéal pour cela car ils peuvent embarquer à bord du bateau. Le Défi est aussi l’occasion de retrouver de nombreux acteurs de la classe IMOCA dans un état d’esprit simple, positif, sans ressentir la pression des grands événements. Ces moments de partage sont finalement assez rares et nous en profitons pour évoquer des questions qui concernent la classe. »

Sam : « Nos partenaires adorent le tour de l’île de Groix, on s’amuse bien sur l’eau, on vit une journée de bonheur tous ensemble. Je suis heureuse de voir d’autres IMOCA arriver à Lorient, notre flotte qui se rassemble pour un week-end super sympa ! »


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