Jean Marie Liot 3JML4154

Le tandem franco suisse Nicolas d'Estais - Simon Koster n’a pas raté son entrée sur le circuit IMOCA avec Café Joyeux, leur bateau à dérives, l’ex Macif de François Gabart, vainqueur du Vendée Globe 2012 et de la Route du Rhum 2018 (SMA, skipper Paul Meilhat). Impressions à l’arrivée de ces 48 heures courues aux côtés des meilleurs foilers.

Septième navigation sur le bateau pour une quatrième place, ces 48 Heures sont comme un rêve non ?

Nicolas :Première course du projet, première course du bateau donc ça annonce une très très belle dynamique. Mais je demande à tout le monde de ne pas s’habituer à ce résultat car sinon après, on va tous être très déçus.

Simon :Et répéter ça sur une traversée, ça voudrait dire que c’est une Transat vraiment très très lente avec pas beaucoup de vent. 

 

On savait que votre bateau était très bien typé pour les conditions. Est ce que vous avez senti dès le départ qu’ il y avait de belles choses à faire ? 

Nicolas :Nous avons pris un super départ effectivement. Tout de suite on a vu qu’en vitesse ça allait bien, on n’a pas trop réfléchi à foiler ou pas foiler pour jauger les bateaux autour de nous. On s’est retrouvé vite en speed test avec Macif dans les Glénan, c’était un peu bizarre ! Et après on passe toutes les marques troisième et quatrième donc on était super contents à chaque fois. C’est vrai que c’était de très très bonnes conditions pour le bateau on en a bien conscience. Les foilers ont du mal à exploiter toute leur puissance à ces allures-là et dans cette force de vent, on en a bien profité, on est très contents. 

Lorsque vous avez appris l’allongement du parcours hier avec ce bord plus loffé pour terminer vers Lorient, quelle a été votre réaction ?

Simon :Clairement, ça ne nous a pas trop plu ! Parce qu’on s’est dit qu’on aurait pu ressortir le spi et faire du VMG bas jusqu’à Lorient, ça aurait été sympa ! Mais bon, on a réussi à sauver les meubles sur le dernier bord. Ce n’est pas rentré aussi fort et aussi vite que prévu. 

Nicolas :Depuis SN1, on regardait un peu dans le rétroviseur depuis, et ça l’a fait mais d’un cheveu car Initiatives Coeur n’ était vraiment pas très loin à la fin. 

Votre duo c’était une première aussi, ça a fonctionné ? Vous étiez bien calés ?

Simon:Oui ça a assez vite marché, nous avons beaucoup manoeuvré quand même dans la molle, fait beaucoup de changements de voile, d’empannages, de virements. Du coup on a fait défiler les mètres de bout sur le bateau, on sait maintenant où sont les taquets et dans quel sens tourne le winch donc c’est cool. 

Nico :Un truc pratique avec Simon, c’est qu’il ne dort quasiment pas, mais il mange beaucoup. Donc pour la Transat Café L’or il va falloir qu’on revoit l’avitaillement !