« Run, run, run »... Sam Goodchild, once again !

Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance) établit le meilleur temps du jour à 32,1 nœuds de moyenne et le temps de référence sur les runs en IMOCA. Dans des conditions idéales, la flotte a défié le chrono sur 80 tentatives, sur une piste longue d'un mile nautique.
Après un début de courses contre le chrono à petite cadence, dans des conditions très légères, le rythme s'est accéléré une bonne heure après l’ouverture de la ligne. Comme promis sur le plan d'eau lorientais pris d'assaut par la flotte de 17 IMOCA réunis sur les Runs Azimut, le vent s'est renforcé graduellement au large de Groix, où la ruée vers les meilleurs chronos a battu son plein.
Après 80 tentatives cumulées, les honneurs du jour reviennent à Sam Goodchild, qui renouvelle - après l'an dernier - son succès sur le premier acte du Défi Azimut à bord de Macif Santé Prévoyance. Mieux : le skipper franco-britannique s'offre le luxe de battre, dans des conditions de vent et de mer idéales pour donner la pleine mesure de ces bijoux de technologie en perpétuel développement, le chrono établi en 2023 par Jérémie Beyou à bord de Charal.
Sur le coup de 15 heures, après une première série de tentatives contre le chrono qui sourit aux six bateaux à dérives résistant encore face aux foilers, les risées accompagnant l'arrivée de la brise thermique changent radicalement la donne. Les IMOCA équipés d'appendices taillés pour voler au-dessus de l'eau commencent à décoller. Leur faculté à accélérer impressionne. La flotte en jette plein les yeux : le moindre filet d'air supplémentaire permet à ces bateaux taillés pour voler de passer, l'étrave fumante, en mode fusée.
Se perfectionner et faire le spectacle, la potion magique des runs
Avec 14 et 18 nœuds de vent, les plus prompts à déjauger assurent le spectacle. Entre les nouveaux-nés, comme Groupe Dubreuil-Air Caraïbes (Sébastien Simon), tout juste mis à l'eau cet été, et Charal, le bateau de Jérémie Beyou équipé d'une nouvelle carène après un chantier XXL, ces sprints en équipage offrent l'occasion de travailler les réglages pour gagner en stabilité de vol. Un petit jeu auquel toutes et tous se plient volontiers, offrant des sensations folles à leurs invités. Tout au long de ce festival de runs, Corentin Horeau, qui a repris la barre de l'ancien bateau de Yoann Richomme sous les couleurs de MACSF, signe une belle entrée en matière.
© © Jean-Marie LIOT / Defi Azimut
Avec sept tentatives au compteur, le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2023, qui aborde ce Défi Azimut avec l'humilité de celui qui entame un long apprentissage, prouve qu'il faut compter avec lui sur le circuit. Et derrière, le match est serré, pour preuve les trois ex-æquo à la septième place : Initiatives Coeur (Violette Dorange), Association Petits Princes-Quéguiner (Elodie Bonafous) et Les P’tits doudous (Armel Tripon) n’ont pas pu se départager à plus de 25 noeuds de moyenne. Ça promet pour la suite !
Ils ont dit
Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance), Temps record
« La recette, je ne sais pas s’il y a une recette mais le bateau est super, l’équipe est super donc c’est une bonne recette. Franchement, hyper content d’avoir gagné les runs encore, hyper fier de ce bateau et de cet équipe qui a fait un super travail. Si on voulait commander une journée parfaite de runs, ce serait celle là. Du vent pas trop de mer, c’était idéal. On es content, a priori, on a fait le run le plus rapide de l’histoire de l’Azimut, c’es sympa »
Corentin Horeau (MACSF), 3ème temps
« J’avais dit ce matin que ça se jouerait sur le dernier run et on a attendu le dernier moment pour parti. On a bien réglé le bateau et le timing était bon. On était tout le temps au dessus de 30 noeuds mais la fin du bord, il a fallu abattre en grand pour évier un zodiac, et du coup, on fait 29,8 mais c’est pas très grave. Un podium, on prend toujours. L’équipe a bien transpiré, il a fallu gueuler pas mal parce que ça fait beaucoup de bruit à ces vitesses, mais l’ambiance était bonne, tout le monde est content »
Élodie Bonafous (Association Petits Princes - Quéguiner), 7è ex aequo
"C’était incroyable, full sensation. Les partenaires étaient hyper heureux, des nouveaux fans d’iMOCA c'est sûr ! Tout est allé très vite, on aurait aimé encore en faire pendant des heures, avoir le temps de regarder les réglages et faire encore mieux. Je crois que les pointes de vitesse de la concurrence sont bien challengeantes. Je crois que c’est MACIF qui fait les meilleures. Une belle target à viser !"