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Bilans et perspectives du créateur du Défi, Jean-Marie Cortevile, sur le catamaran Royale cet après-midi autour de Groix.

Voilà plus de 15 ans que tu organises ce Défi Azimut Lorient Agglomération. La lassitude ne s’est jamais installée ?

Jean-Marie Corteville :« Il n’ya pas deux Défi qui se ressemblent. Je ne m’ennuie jamais car chaque année, on expérimente. Il y a quinze ans, c’était d’abord les 24 heures, puis on a rajouté le Tour de Groix, les Runs, le format est ensuite passé aux 48 Heures pour inscrire l’événement au calendrier des IMOCA Globe Series. Chaque année apporte sa nouveauté. En 2026, l’idée était d’amener des plus comme la cartographie interactive avec l’apport de spécialistes, nos rédacteurs mais aussi Christian Dumard ou l’entraîneur Tanguy Leglatin. Et puis on a produit des live (ou des retransmissions en direct) pour notre propre compte mais aussi pour France TV Sport, ce qui nous aide à bien rayonner. »

Pour l’entreprise Azimut, c’est aussi l’occasion d’activer ses réseaux et de réunir son écosystème ?

Jean-Marie Corteville :« Nous avons commencé à faire des partenariats, on représente les collectivités Ville et Agglomération de Lorient, le Morbihan et la Région Bretagne. Nous avons un marché de prestations très pro, pour l'Agglomération et la région porté par une structure juridique dédiée au Défi, distincte de l‘entreprise Azimut. Pour l'animation et la promotion de la filière Course au large, Le Département et la Ville de Lorient nous soutiennent.  L’entreprise Azimut est prestataire de solutions numériques pour les Classes de bateaux et pour les principaux organisateurs de courses, le Défi est donc notre laboratoire.

Cette année, nous avons initié « l’hospitality ». C’est un aspect qu’on ne connaissait pas trop. Nous avons accueilli des partenaires et des clients que l’on a fait naviguer pour profiter du spectacle des IMOCA mais aussi participer à deux "Afterworks" très réussis. Il y a eu beaucoup de brassage entre les entreprises du nautisme de la Sailing Valley et nos clients. Et bien sûr sur le plan opérationnel, les salariés d'Azimut continuent d’apporter leur compétence et leur enthousiasme années après années. Mine de rien, la course grossit et génère de plus en plus de de volumes sur nos serveurs. » 

Comment as tu trouvé les skippers ?

Jean-Marie Corteville :« Comme d’habitude, extrêmement concentrés et disponibles. Ce sont des sportifs hors normes, mais en plus, ils ont plaisir à être là, ils partagent, ils progressent tous. Même quand ils abandonnent ou qu’ils ont contre-performé, il savent que leur présence ici est un bonus. Je suis allé accueillir cette nuit Davy Beaudart (Bureau Vallée) et j’ai trouvé sur le ponton un garçon heureux qui sait la valeur de l’événement dans la progression de sa saison. Un mot quand même du vainqueur qui réalise le doublé et remporte les trois épreuves du Défi. Macif Santé Prévoyance est une machine extraordinaire avec un skipper est aussi hyper-talentueux. Sam est aussi un garçon gentil, humble et qui sait accueillir. Je sais que les invités Azimut présents à son bord pour le Tour de Groix ce dimanche ont passé une journée extraordinaire »

5 bateaux on abandonné la course ce qui est rare sur les 48 heures Azimut courues dans des conditions estivales. As-tu des pistes pour éviter que ça se reproduise ?

Jean-Marie Corteville :« Oui, nous avons des pistes avec la classe IMOCA et son président Antoine Mermod. Les foilers vont de plus en plus vite mais les bateaux à dérives restent de belles unités qui permettent à de nouveaux entrants d’accéder à l’IMOCA. Faire deux parcours est tentant mais comme on se cale sur les règles du Vendée Globe, l’ambition est de rester sur un seul classement. L’hypothèse la plus solide aujourd’hui serait de rajouter une journée au Défi sur le même programme sportif qui pourrait être évolutif en fonction des conditions météo. Avec un bon scénario météo, pourquoi ne pas aller virer les Scilly par exemple ? Et si l’ambiance est anticyclonique comme cette année avec de gros risques de passage à niveau, on peut rester sur un triangle dans le golfe de Gascogne plus classique qui ne met pas en porte à faux les plus lents en se donnant plus de temps.  Il faut maintenir un bon mix sport-relation partenaires, c’est l’âme du Défi »