Azimut MAPEI 260918 JLC 8298

Ambrogio Beccaria (Allagrande Mapei) : « Je suis très content. J'ai beaucoup plus contrôlé la course que d'habitude. J'ai fait très peu d'erreurs, je suis très fier de moi. Ce n'est pas vraiment ma spécialité un petit parcours de deux jours. De me retrouver là, de bien faire toutes les manœuvres, d'avoir pris un super départ, de ne pas me tromper en stratégie. Même s'il n'y avait pas beaucoup de pièges, il y en a eu un peu sur la descente… J'ai réussi à ne pas me laisser distancer, même si dès que le vent a molli, Sam (Goodchild) est parvenu à mieux démarrer que moi. Pour moi, c'était une vraie découverte de mener le bateau dans ces conditions. À l'entraînement, on n'avait pas fait du reaching à ces allures-là. Le départ, ce n'est pas ma spécialité, mais je me suis bien préparé. J'ai une technique secrète que je ne vous révèlerai pas !

Quand le vent a molli, le bateau de Sam reste le bateau le plus incroyable de l'histoire dans ces conditions-là. C'est un avion au près. Il met au moins un nœud au meilleur bateau de la flotte, et il allait deux nœuds plus vite que moi.

C'était vraiment le moment stratégique. Les conditions étaient très instables, peut-être qu'il a été plus lucide que moi, même si je n'ai pas eu l'impression d'être lent. Mais je ne pouvais pas faire plus vite. Dommage parce qu'après Azimut, on a eu du portant, une allure où je suis vraiment rapide. Cela aurait été bien que je me rapproche un peu plus de lui, mais ce sera pour la prochaine ! Je m'éclate dans la découverte de ce bateau, c'est passionnant. Au début, il y avait des vagues, il fallait être précis dans les réglages.

Cette course (après sa victoire sur la Vendée Arctique, ndlr), cela permet aussi de faire le plein de confiance, avec aussi le plaisir de n'avoir rien cassé sur le bateau, ce dont j'avais vraiment peur. Les premières transitions sur la Vendée Arctique, c'était le carnage, mais là je pourrai repartir aussitôt arrivé. On est à un mois du Rhum, et cela fait plaisir de voir que tout le travail fait par l'équipe paye. Le bateau est nickel !

C'est vrai que je mets beaucoup d'engagement. Mais je suis aussi très impressionné par la course de Corentin (Horeau). Sur cette course, dans les conditions qu'on avait, on savait que si tu gagnais un mètre là, cela valait en fait deux mètres. Forcément, il ne fallait rien lâcher pour rester devant et rester le plus rapide possible. Malgré les nouveaux foils, le bateau cela reste une belle babouche très instable du fait de la forme de la carène, qui demande d'être dessus à certaines allures. En revanche, au portant, je ne touche à rien ! »