DMG MORI Global One   Kojiro Shiraishi   Crédit photo Benjamin Sellier WInd4

Nouveaux plans Verdier, carènes post‑Vendée Globe et outsiders affûtés : le Défi Azimut 2026 promet des runs spectaculaires et une lutte serrée pour la victoire.

La sensation de ce Défi Azimut 2026 sera aussi la présence espérée de nouveaux bateaux avec Groupe Dubreuil que Sébastien Simon a fait construire chez l’orfèvre britannique Carrington ou encore DMG MORI Global One réalisé en Bretagne chez Multiplast pour le japonais Kojiro Shiraishi. Le premier aura tout juste été mis à l’eau et le second qui participe début septembre à la transat The Ocean Race Atlantic espère être arrivé à l’heure et sans encombre à Lorient !

Ces deux plans Verdier génération post-Vendée Globe 2024 sont en tous cas les premiers de cette next gen à se confronter dans une compétition IMOCA. 

Avec leurs formes de carène évasées héritées des AC 75 de la Coupe de l’America, autant dire que leur vitesse de décollage dans les Runs sera observée de près. Même remarque pour Charal de Jérémie Beyou, triple vainqueur du Défi, intouchable dans la brise au portant lors de la Transat Café L’Or, et qui s’est offert une nouvelle carène pour améliorer ses aptitudes au décollage dans le medium. 

« L’arrivée de nouveaux bateaux par rapport au début de saison change évidemment la donne », commente Elodie Bonafous qui a clairement pris la mesure de son plan Verdier Association Petits Princes – Quéguiner et « vise un top cinq » à Lorient. La jeune femme fait partie des figures émergentes de la classe, capable de challenger les référents de la catégorie que sont Macif Santé Prévoyance (Sam Goodchild) vainqueur du Défi Azimut 2025 ou encore Allagrande Mapei (Ambrogio Beccaria) qui a su forcer sa chance dans les dernières longueurs de la Vendée Arctique pour l’emporter. « Il faut un peu de chance pour gagner ! » reconnaissait le plus Lorientais des italiens qui puise dans la Sailing Valley les compétences pour mener à bien tous ses projets depuis sa victoire dans la Mini-Transat 2019. 

Les premières courses de la saison ont enfin montré que dans le rôle d’outsider, Corentin Horeau sur MACSF (ex Paprec Arkea) émerge clairement, même s’il se dit « encore en phase d’apprentissage ». L’apprentissage de la gestion d’équipe et des risques inhérents à ces machines que sont les IMOCA. « Pour moi, le Défi Azimut arrive à point nommé sur cette première saison » nous déclarait le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2025.