Réaction aux pontons de Jérémie Beyou, 3ème des 48H AZIMUT

Jérémie Beyou (Charal) : « C’est vrai que la première place n’était pas « disputable ». Sam (Goodchild) a bien navigué, il est parti devant et il est resté en tête. Avant BXA (bouée à l’entrée de la Gironde), il y avait des gros grains, je suis resté bloqué à moins de 10 nœuds, tandis que les deux premiers ont continué à bien avancer. Là, j’ai pris cher. C’était un fini pour la gagne. Ensuite, Sam est passé comme une fleur dans la dorsale, tout c’est bien enchaîné pour lui. Corentin m’est bien revenu dessus à ce niveau là, cela a mis un petit peu d’engagement pour la fin pour réussir à garder le 3è place. Cela a fait un match sympa au portant et plutôt intéressant avec la houle qui venait de l’arrière et nous a obligés à faire pas mal de réglages.
De mon côté, j’ai encore du boulot pour trouver ces réglages, cela m’a fait un petit peu défaut sur cette course. Je ne suis pas au même degré de perfection avec le bateau que Sam. Il va falloir bosser d’ici la Route du Rhum. C’est une course de reprise. Je n’ai pas fait les précédentes courses de la saison contrairement à mes concurrents et on sent qu’ils sont plus rodés, notamment sur le départ ; le mien était un peu catastrophique. Mais j’imagine aussi dans les manœuvres et les routines du bord… Ce n’est pas pour rien qu’il y a des courses et qu’il faut les faire. C’était ma première de la saison. Le deuxième, ce sera le Rhum… Il va falloir que ce soit la bonne ! Le départ était crucial, il fallait vraiment aller vite sur le premier bord. Pendant une heure, une heure et demie, je me suis vraiment cherché sur les réglages. À ce moment là, Sam est un peu parti ; tout comme Ambrogio.
Cela reste des bateaux avec plein de leviers. Et si tu ne trouves pas les bons leviers de manière concomitante et logique, c’est comme si tu mettais le frein à main. On va débriefer tout ça. On a un stage dans quinze jours à Port-La Forêt, et ce sera l’occasion de mettre en pratique tout ça. »