On refait le match sur les pontons !

Retrouvez les déclarations de Corentin Horeau - MACSF - 4ème des 48H AZIMUT, de Violette Dorange - Initiatives Coeur - 5ème des 48H AZIMUT,
Corentin Horeau - MACSF - 4ème des 48H AZIMUT :
« C'était un beau le parcours, même si le départ, c'était un peu chaud avec le cargo qui passe en travers de la piste nous obligeant à déclencher deux virements. Le premier bord, j'ai trouvé ça plutôt sympa, même si malheureusement je n'ai pas réussi à tenir les trois premiers, je me suis retrouvé un peu tout seul entre deux groupes. En arrivant sur Oléron, je suis tombé dans une bulle un peu bizarre. Seb Simon m'a appelé à la VHF pour me dire : j'arrive, je suis derrière toi… Il était à dix milles un peu plus tôt ! Puis après, on a eu le passage de la dorsale, un peu en mode Figaro. Je me suis glissé sous Charal, mais j'ai tiré la barre trop vite, et j'ai dû contre-border.
Mais j'ai beaucoup appris, et je dirais que je suis à ma place. J'ai peut-être été encore un peu trop vif, peut-être un peu trop à fond en mode Figaro ; mais sur ces bateaux-là, c’est plus énergivore ! Ce n'est que ma deuxième course en solitaire sur un IMOCA, et j'ai découvert plein de choses. C'est la première fois que je faisais une course avec un mediaman à bord, et je ne sais pas trop quoi en penser… Moi qui suis plutôt jovial et discute beaucoup, j'étais forcément dans mon truc, et je ne lui ai pas beaucoup parlé. C'est étrange au niveau du partage.
Il reste plein de petites choses à travailler d'ici le Rhum. On va apporter des petits changements dès la semaine prochaine. Je vais aussi continuer à naviguer sur le bateau pour gagner en confiance. J'ai encore beaucoup de choses à engranger pour maîtriser la machine. Je suis encore dans une phase d'acquisition des automatismes. Cela va se faire petit à petit… ! »
Violette Dorange - Initiatives Coeur - 5ème des 48H AZIMUT :
« On a eu beaucoup de vent en début, avec un départ au près dans 15-20 nœuds, le cargo qui passe au milieu et le fait de passer Groix qui rajoutait beaucoup de complexité. Cela s'est très bien passé pour moi, j'ai réussi toutes mes manœuvres et cela m'a permis de me placer en tête de flotte. Ensuite, le bord jusqu'à BXA, c'était un sprint assez impressionnant. J'avais un peu peur, sur ce bord-là, de me faire distancer, notamment par les nouveaux bateaux qui arrivent sur le circuit, mais cela s'est trop bien passé. J'ai réussi à rester dans le match et à tenir les autres. Même si je perdais un tout petit peu, je tenais. Encore une fois, j'ai appris plein de choses, j'ai testé plein de choses en vue de la Route du Rhum. On a une nouvelle voile à bord, le qwad (voile de portant sur bout-dehors), et je sens que c'est une belle avancée pour le bateau.
Cette course qui tombe juste avant la Route du Rhum, c'est forcément un très bon entraînement, une grande répétition pour se remettre dedans. C’était intense - à peine 48 heures de course -, et je n’ai quasiment pas dormi. Mais j'ai énormément pris de plaisir tout au long du parcours ; et je suis très contente du travail qu'a fait toute l’équipe. À présent, c'est un petit tunnel qui commence pour nous, tant en termes de communication, de préparation du bateau ou d'entraînement, mais ce Défi Azimut met en confiance avant le rendez-vous de Saint-Malo. »